© Marcel Auffray
La phase de diagnostic consiste à recueillir, analyser et organiser l’ensemble des données qui seront prises en compte pour caractériser l’aléa en phase 2.
Pour ce faire, sont menées :
• des études bibliographiques ;
• des entretiens avec des acteurs locaux de référence ;
• des études de terrains permettant de compléter et/ou d’actualiser l’ensemble des connaissances disponibles.
Dans le cadre de la révision du PPRSM de Saint-Malo, il a été décidé de reprendre en l’état les données issues du diagnostic du PPRSM en vigueur. Cette décision se justifie par le fait que les connaissances acquises depuis l’édition du rapport de diagnostic du PPRSM, par différents biais – notamment les études menées dans le cadre du PAPI d’intention de Saint-Malo porté par Saint-Malo Agglomération depuis 2018 – ne remettent pas en cause ni apporte d’éléments complémentaires suffisamment importants pour nécessiter une actualisation du diagnostic.
© Thomas Bregardis/archives ouest-france
L’aléa de submersion marine, c’est l’association :
• d’un événement centennal modélisé exprimé en mètres NGF = Niveau marin centennal prédit + hausse du niveau marin lié au changement climatique + Incertitudes liées à la modélisation + subsidence (optionnel) ;
• d’un modèle d’écoulement à terre = topographie + intégration du bâti (en tant qu’obstacles à l’écoulement) + réseau d’eaux pluviales ;
• d’un scénario de défaillance des ouvrages de protection.
La caractérisation de l’aléa a été initiée dès la notification du marché aux bureaux d’études fin 2023.
Premier trimestre 2024, les services de l’État ont transmis les données nécessaires aux bureaux d’études après consultation et transmission par les services métiers (État, collectivités). Un comité de pilotage (COPIL) de lancement s’est tenu en mars 2024 pour présenter la méthodologie et le calendrier prévisionnel :
Les travaux se sont poursuivis et ont fait l’objet d’une présentation lors d’un deuxième COPIL qui s’est tenu le 3 septembre 2024.
Les hypothèses de travail présentées et validées lors de ce deuxième COPIL ont abouti à la présentation des premières cartes d’aléas, provisoires, lors du 3e COPIL qui s’est tenu le 30 juin 2025.
La carte réglementaire du PPRSM de Saint-Malo en révision est déterminée par le croisement entre une cartographie des aléas et une cartographie des enjeux (niveaux d’urbanisation).
La première étape vient d’être atteinte avec la mise à jour des cartes d’aléas.
Ces cartes sont la résultante de modélisations représentant les zones inondables par submersion marine dans le cas d’une tempête centennale (événement qui a une probabilité de 1/100 de se produire chaque année) ; modélisations validées par les données issues de tempêtes récentes comme Eleanor en 2018 et Pierrick en 2024. Elles sont réalisées sur la base de la situation actuelle d’une part (2025) et sur la base d’une projection à 100 ans (2125) d’autre part. Les cartes d’aléas reprennent des hypothèses similaires aux cartes du PPRSM en vigueur datant de 2017 (scénarios de défaillance des ouvrages) tout en actualisant l’occupation du sol, la topographie et les impacts du changement climatique sur la hausse du niveau marin.
Ces cartographies, permettent de représenter l’aléa 2025 et l’aléa 2125 :



Les modélisations réalisées ont également permis de définir les cotes d’eau (= altimétrie du terrain naturel + hauteur d’eau liée à l’événement) dans les zones submersibles, permettant notamment de déterminer les cotes de premiers plancher pour les nouvelles constructions ou les cotes des zones refuges pour les constructions existantes.
L’actualisation de la cartographie des aléas a fait l’objet d’un porté-à-connaissances au maire de Saint-Malo le 6 mai 2026. Elle est dès à présent prise en compte par ses services dans les instructions d’urbanisme.
Si vous avez un projet d’aménagement dans un secteur inondable répertorié dans le visualiseur, nous vous invitons à vous rapprocher des services de la Ville ou de l’Agglomération de Saint-Malo pour connaître les prescriptions associées dans ce secteur. «
© Saint-Malo Agglomération
Les enjeux regroupent l’ensemble des biens susceptibles d’être impactés par une submersion marine. Sont ainsi recensés, l’ensemble des biens situés dans l’enveloppe inondable maximale (celle matérialisée par l’aléa à échéance 100 ans) comme les habitations, les établissements recevant du public (ERP), les centres de secours, services publics …
Ces biens vont être regroupés au sein de secteurs en fonction de leur localisation et de leur contiguïté. Vont ainsi être déterminées et cartographiées 3 types de zones :
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La cartographie des enjeux est croisée avec la carte des aléas pour constituer la carte réglementaire. Cette dernière comportera des zonages auxquels des prescriptions seront établies en matière d’urbanisme pour les biens (toutes destinations comprises) existants et futurs.
Des régimes d’interdiction de constructions ou de constructions sous conditions sont ainsi appliqués en fonction du zonage d’une part et de l’usage du bien d’autre part.
L’ensemble de ces prescriptions sont transcrites dans un RÈGLEMENT qui constitue la pièce maîtresse, considérant le risque de submersion marine, pour toute instruction des demandes en matière d’urbanisme (permis de construire, déclaration préalable, permis d’aménager …) par les services de la collectivité possédant la compétence ; à savoir dans notre cas d’espèce, la ville de Saint-Malo. Cette dernière est associée à la mise à jour du règlement existant dont la rédaction est du ressort de la Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM) d’Ille-et-Vilaine.
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Dans le cadre de la révision du PPRSM de Saint-Malo, une concertation est engagée. Elle se distingue par la tenue :
La 1ere réunion du comité de concertation s’est tenue le 3 juillet 2025 dans la continuité du 3e COPIL (du 30 juin 2025). Ont été présentés aux associations les hypothèses retenues aboutissant à la première version des cartes d’aléas (aléa de référence dit « aléa 2025 ») et aléa de référence à échéance 100 ans dit « aléa 2125 »).
Afin de tenir compte des observations et avis recueillis lors de l’enquête publique, d’éventuelles modifications sont apportées au corpus de documents composants le PPRSM. La DDTM (Direction Départementale des Territoires et de la Mer) produit et diffuse un document d’explication des arbitrages finaux opérés suite à l’enquête publique, ainsi que les modifications apportées. Le préfet procède ensuite à l’approbation du PPRL (Plan de Prévention des Risques Littoraux) par arrêté préfectoral.
Après approbation, le PPRSM vaut servitude d’utilité publique. Cela signifie qu’il doit être annexé aux plans locaux d’urbanisme, et que sa réglementation, notamment en termes de constructibilité, s’impose à tous (collectivités, habitants, entreprises…).
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